Jeanne d’Arc
La figure de Jeanne d’Arc dans la poésie ukrainienne (1941–2023)
Paul Pavlovych Gaї-Nyjnyk
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Paul Pavlovych Gaї-Nyjnyk. « À Jeanne d’Arc » // Le Porche : bulletin de l'association des Amis de Jeanne d'Arc et de Charles Péguy (Russia, Pologne, Finlande, Estonie). – №53. – Décembre 2022. – Lyon, 3e trimestre 2023. – P.212–214.
1990
Paul Pavlovytch Gaï-Nyjnyk (né en 1971), « À Jeanne d’Arc », poème ukrainien daté de 1990, écrit en trimètres anapestiques le plus souvent assonancés et publié par son auteur dans Souviens-toi de moi : poésies d’amour (Згадуй мене. Лірика кохання), Кyïv, auto-édition, 2006, p.25 ; repris dans les recueils poétiques Goût de liberté & Poèmes de vie (Смак свободи & Лірика життя), Кyïv, Видво Цифра-друк, 2009, p.60 et dans À travers le temps (Крізь час. Поезія), Кyïv, Саміткнига, 2022, p.37. Repris en ligne sur le site des Ateliers poétiques (Поетичні Майстерні, Lviv, 2011 ; maysterni.com/publication.php?id=65520).
Павло Павлович Гай-Нижник
«Жанні д’Арк»
Я не знаю чи буду, о Жанно! Так бажáний тобі у той день, Коли станеш ти першою дамою За фасадами злóтих дверей. Я вагаюсь, чи мóє кохання, Як сьогодні, потрібне будé Серцю твóму, коли вкриє слава Переможницю всіх королев. Прагну я, щоб душа бунтівлива Знала твердо, що мóє теплó Обігріє її, коли крига Ледом стя́гне підбите крило. Щоб ти знала – як станеш в Парижі Королевою навіть страждань, Будеш ти мені лю́ба, як нині, Я підy на твій хрест катувань.
Paul Gaï-Nyjnyk en costume traditionnel des Carpates
Paul Pavlovytch Gaï-Nyjnyk
« À Jeanne d’Arc »
Je ne sais pas ce qu’il adviendra de moi, Jeanne ! Alors je te dis bienvenue en ce grand jour Où tu deviendras enfin la première dame Derrière les montants des deux portes dorées. J’hésite si l’amour que je ressens pour toi, Comme à présent demain te sera nécessaire… Qu’en pensera ton coeur, quand il sera de gloire Couvert, après avoir vaincu toutes les reines ? Je voudrais tant que ta fière âme, aussi rebelle Qu’elle soit, sache bien que mon corps donnera Sa chaleur pour te réchauffer, aux jours de gel Où l’hiver déploiera sa grande aile glacée. Sache aussi que tu vas devenir, à Paris, La reine, reine même de toute souffrance – Ainsi seras-tu mon amour, comme aujourd’hui, Et j’irai, pèlerin, à ta croix de torture.
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